
La commune urbaine d'Agadir a commencé à entreprendre des travaux en vue de la réhabilitation du site de l'ancienne kasbah détruite par le tremblement de terre (voir En 2010, les 50 ans du tremblement de terre d'Agadir qui fit 13'000 morts), appelée en tachelhit Agadir Oufella, c'est-à-dire, littéralement, le grenier du haut. L'idée consiste à rendre plus attractif le lieu le plus visité de la ville et à "réconcilier les Gadiris avec leur histoire". La première étape a consisté à renforcer et à assainir la voie d'accès (à gauche et au centre) et à la doter d'un éclairage, à construire des murs de soutènement et à assurer une amenée d'eau jusqu'au site, d'où l'on jouit d'une vue unique sur la ville (à droite). Le chemin pour piétons qui a été projeté n'est pas encore terminé. Le quasi achèvement de ces travaux intervient alors que la ville s'apprête à célébrer les 50 ans de l'événement qui l'ont marquée à jamais (voir Manifestations pour le 50e anniversaire du tremblement de terre d'Agadir).
La seconde tranche prévoit d'aménager l'espace qui se trouve au-dessus du port, où le séisme avait complètement rasé l'ancien Talbordjt, et de reboiser le site, qui est intéressant du point de vue botanique, comprenant 27 espèces répertoriées et cinq familles endémiques. Mais, pour l'heure, les visiteurs ne voient à l'emplacement de l'ancienne kasbah que détritus et sacs de plastique, spectacle marocain désolant s'il en est (voir Voilà pourquoi le Maroc n'est pas le plus beau pays du monde).
D'aucuns se demandent s'il ne faudrait pas faire davantage pour donner toute son attractivité au site. Mais les possibilités sont limitées. L'ancienne kasbah (à gauche vue d'avion avant le 29 février 1960 et au centre photographée depuis ses anciennes murailles) est en effet aujourd'hui totalement interdite de toute construction. Et il ne s'agit évidemment pas de rééditer l'inconscience de la génération qui avait édifié à nouveau la kasbah détruite par le séisme de 1731 !
Peut-être la reconstitution du profil lumineux de l'ancienne vieille ville constituerait-elle une solution pour faire vivre l'histoire ancienne d'Agadir. On voit à droite l'allure de cette silhouette lumineuse avant 1960, lors d'une Fête de l'orange, manifestation dont je vous parlerai bientôt.



0 commentaire(s) Laissez le vôtre en cliquant ici:
Enregistrer un commentaire