1 août 2009

Marrakech : le Riad Omar, une bonne surprise



L'endroit ne paie pas vraiment de mine (à gauche). Je suis pourtant sorti très satisfait du Riad Omar de Marrakech (http://www.riadomar.com/) au terme d'un repas de midi tout à fait recommandable. La surprise a été d'autant plus appréciée que ce riad se trouve à deux pas de la touristissime place Jema El Fna (rue Bab Agnaou).

Fakih (au centre) vous accueille avec gaîté sur la terrasse ombragée du dernier étage, d'où l'on peut apercevoir la silhouette de la mosquée de la Koutoubia (à droite).


J'y étais l'autre jour pour une halte bienvenue. Les tentes caïdales (à gauche) crééent une ambiance adéquate. Dressée avec intelligence, la carte ne comprend que des menus à 180 dh (17 euros), avec une bouteilles d'eau minérale par personne. Ces menus proposent toutes les combinaisons possibles de la cuisine marocaine de base. En entrée, les assiettes de salades marocaines se sont révélées pléthoriques... et excellentes.

Fakih nous a raconté que les Allemands s'arrêtent à ce premier plat. Nous, nous avons poursuivi avec un tagine de poulet aux figues et aux amandes. Remarquable de goût, car la viande avait été grillée à point avant d'être cuite en ragout sous la cloche en terre. Au dessert : une petite colline de fruits frais. C'est juste ce qu'il faut pour repartir du bon pied.

Sans être exceptionnelle, c'est une bonne adresse, où l'on sait y faire, jusqu'à arborer un logo attractif (au centre). Au restaurant s'ajoute un hôtel dont les chambres donnent sur une cour (à droite), méritant ainsi pleinement l'appellation de riad.

Tadelakt : c'est reparti avec une nouvelle équipe



La nouvelle équipe de spécialistes du tadelakt réunie par Karam (à gauche) s'est mise au travail. Elle avance rapidement, bien qu'il s'agisse d'une technique complexe (voir Tadelakt de terre et tadelakt fin sur les murs de la suite Tiznit).

La chambre Taroudant a reçu son revêtement brun-rouge, sur la face ouest (au centre), puis au plafond (à droite). Il n'y a désormais plus de frise, qu'Ali jugeait pourtant indispensable (voir Le tadelakt s'impose en grand seigneur sur les murs et les plafonds), et il n'y a plus qu'une qualité de tadelakt : le tadelakt fin. Exit donc le faux tadelakt de terre.


De nouvelles teintes ont été composées (à gauche) et les couleurs de chaque pièce attribuées. Le rouge que montre Lahcen ira égayer la cheminée du Salon Atlas central, alors que du jaune safran recouvrira les murs environnants. Le bleu qui se situe juste en dessous a été choisi pour la salle de bain de la suite Marrakech.

Pour le patio de 20 mètres qui court le long du rez-de-chaussée, j'ai opté pour le revêtement qu'on voit au centre. Il s'agit d'un tadelakt spécial, composé de chaux, de pigments et de fétus de paille, qui lui donnent un caractère plus rustique. J'ai longtemps hésité à ce sujet. Et finalement je me suis décidé en faveur d'une solution qui réserve le tadelakt fin à l'intérieur, accompagné des terres cuites de Fès. Etant ouvert sur la plaza, le patio, lui, aura un style qui le rapproche davantage de l'extérieur. Son sol sera vraisemblablement mixte : des carrés de ciment teinté entourés de zelliges bruts. Cela dit, le tadelakt rustique n'est pas moins cher que le tadedelakt fin : 110 dh le mètre carré, couche d'accroche comprise.

Alors qu'Ali le préparait dans le Salon Atlas, le tadelakt tire désormais 24 heures dans un rectangle installé sur le terrasse Souss (à droite) avant d'être apposé sur les murs.
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