1 juillet 2009

Sidi Boumoussa a un nouveau président et Marrakech une présidente



Je viens de glaner sur place les derniers résultats des élections communales qui viennent de se dérouler au Maroc (revoir Elections communales marocaines : le PAM gagne, le maire d'Agadir réélu). Comme je l'espérais, la commune rurale de Sidi Boumoussa, dont fait partie mon douar d'Ouled Alioua, a un nouveau président (à gauche la maison de commune). Les responsables locaux du parti de l'Istiqlal ont en effet fait comprendre au président sortant, Mohamed Laarabi, qu'il avait fait son temps, après 12 ans passés à la tête de l'exécutif, d'autant qu'il était très contesté. Ce n'était pas non plus mon ami, et je n'en dirai pas davantage !

Le nouveau président se nomme Mohamed Laaraji. Une seule lettre de différence, mais tout change : selon les échos puisés à bonne source, il s'agit d'une personne qui ne regarde pas les autres de haut et sait trouver un terrain d'entente, y compris avec les étrangers.

Changement aussi à la tête de la ville de Marrakech (observez mon sens de la hiérarchie des localités !). Une femme, Fatima Zahra Mansouri (au centre), vient en effet d'être portée à la tête de l'exécutif de la Ville rouge. C'est la première fois qu'une femme accède à la présidence d'une cité marocaine importante. Appartenant au Parti authenticité et modernité (PAM) réputé proche du roi, cette avocate de 33 ans a de qui tenir. Elle est la fille de l'ancien pacha de Marrakech. Son regard n'en dit-il d'ailleurs pas long sur ses antécédents ?

La région Souss Massa Drâa aura aussi un nouveau président. Figure du Rassemblement national des indépendants, Aziz Akhannouch (à droite), ministre de l’agriculture et de la pêche maritime (voir Aziz Akhannouch : ministre de l'agriculture, grand patron, président de la Région), ne s'est en effet pas représenté à Tafraout, perdant tout droit à un nouveau mandat à la tête du Conseil régional. Président de cette collectivité pendant six ans, il a jeté les jalons d’un vaste programme de développement. La fin du cumul des deux fonctions publiques d'Aziz Akhenouch est sain pour la démocratie, d'autant que cette personnalité amazigh pourrait déjà occuper largement ses journées avec la présidence du groupe Akwa dont il est le propriétaire.

Brahim accueille deux oies en grès et récolte les figues de Barbarie



Les deux oies en grès de gauche faisaient partie du convoi de déménagement arrivé à Ouled Teima (Arrivée à Ouled Teima, 8'000 euros en moins en caisse et des dégâts en plus). Brahim, le jardinier et gardien du Jardin aux Etoiles, les a réceptionnées avec fierté, après que je les aie disposées près du Jardin du Levant (Comme en Toscane, cyprès alternés sur le chemin du Levant) et que j'ai constaté qu'il manquait une partie de patte de l'une d'elles. On fera avec ! Un peu de terre masquera l'absence.

La photo faite, mes oies ont rejoint les Lanternes en terre cuite de Sidi Bibi sur le chemin du Levant dans un endroit à l'abri. Ce genre de représentations animales est en effet extrêmement rare au Maroc. Des curieux ont immédiatement été alertés par ces oies, qu'ils croyaient vivantes. Brahim craignait donc des déprédations. L'artiste vaudoise qui les a créées n'imaginait sans doute pas la destinée marocaine de ses oeuvres...

Brahim est en train de commencer la récolte de mes figues de Barbarie. Il a ingénieusement confectionné une perche (au centre) qui permet de saisir ces fruits munis de piquants sans se blesser (à droite). Admirez avec moi cette végétation magnifique, en cliquant sur ces photos !
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